Morgane Fay

Parcours

portrait

Calligraphe depuis 2006, la photographie est vite devenue vite la complice indispensable à ma pratique. Elle ouvre un vaste champ d’expérimentations, la possibilité de réinterpréter mes gestes, de repousser plus loin le jeu des textures et des matières instables ou organiques, d’en fixer les traces éphémères.

Le lightpainting est également une piste envoûtante.

Questionner le processus scriptural et induire une métamorphose poétique de la lettre.
Laisser aller l’imprévisible.
Éprouver la relation au visuel comme relation à la sensibilité.

Déclic

Visionnage des premières prises de vue de calligraphie sur givre : un voyage inattendu dans des mondes infinis, grands ou petits…

Spontanéité / Curiosité.
En calligraphie, le geste doit être engagé et sincère, toute hésitation se fait ressentir.
Il en va de même pour la prise de vue qui doit être au plus proche du ressenti,
pour retrouver la relation affective
de la perception à un moment donné,
aussi fugace soit-il.

Une invitation à la lenteur, à la contemplation…
Se laisser surprendre, simplement.

Série Ephémères – Givrées & Influx

Morgane FayLes « éphémères » tentent de saisir au vol les acquis des gestes du calligraphe et le hasard. Entre maîtrise et lâcher prise, le prisme de l’objectif permet de revisiter ces joutes graphiques et d’en fixer les images.

Givrées – La prise de conscience qu’un geste ordinaire (gratter le givre sur le pare-brise d’une voiture) portait en lui toutes les possibilités d’une expression généreuse. Support offert, déposé sur la vitre chaque matin, mêlé à l’humeur de la main, jusqu’à ce que le soleil s’en empare.
Influx – En prolongement de cette précédente approche, l’eau s’est imposée par l’heureux hasard d’une plaque métallique lavée qui présentait toutes les pistes d’un nouvel univers. De gouttelettes en nébuleuses aqueuses un système s’est constitué.

Illusion de se projeter dans des mondes infinis, grands ou petits, de retrouver le souffle lisse et fluide d’une vague. Joute avec les rayons de soleil où le ciel se confond comme miroir, mirage, image.
Le vertige provoqué par l’impact visuel instantané conduit naturellement le travail.
Et, malgré tout, s’interrompre, et d’un cliché soustraire un instant poétique.

Maxime préférée

Ars similis casus (l’art ressemble au hasard)

Venez découvrir les œuvres de Morgane exposées au festival et jouer avec la lumière lors de son atelier Lightpainting dimanche 21/8 de 15 à 17h

Retrouvez dès à présent son actualité sur http://www.morganefay.com

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