Christine Drouillard

Parcours

Christine Drouillard« Photodidacte » et passionnée par la photographie depuis mes vingt ans, un cambriolage va me priver de mon appareil photo pendant plus d’une décennie, et c’est en 1999 que je peux enfin me remettre à l’argentique, le noir et blanc, le labo photo.

Passage au numérique en 2008. La couleur me saisit alors d’avantage, me plonge dans l’émerveillement, tant et si bien que je me prends souvent à en prolonger la vibration.

Pour retrouver et partager ce que mes yeux ont caressé, pour traduire mes émotions, mes pensées, comme il me manquait des mots, un jour, je me suis mise à la photo.

Déclic

M’attachant plus particulièrement aux détails et à la richesse des matières, mes pas me portent en avril 2012 sur les ports et plus exactement sous les bateaux. Bateaux épaves, bateaux en cure de repos ou de rajeunissement… Je découvre alors un monde qui me fascine.

La richesse des matières, les capacités réfléchissantes de l’eau, la puissance des ombres, les fragments de vie, les lieux insolites, le non figuratif sont des éléments qui nourrissent volontiers mon inspiration.

Série « Sous la ligne de flottaison »

Chritsine DrouillardLa ligne de flottaison, frontière visible mais fluctuante qui sépare l’air de l’eau, le net du brouillé, zone sèche bien reconnaissable et partie immergée rongée, corrodée, frottée par les embruns, les rigueurs minérales… De là des couleurs tantôt meurtries, tantôt transcendées, de là des reliefs inattendus, des matières nouvelles, des textures et des grains insolites.

Au travers de mes photos, je vous invite à plonger sous ce trait au tracé hasardeux, jouet de l’élément aquatique. Et si l’œil ose une exploration en-dessous, là les repères nous fuient : l’art de l’eau, insondable, imprévisible, ravage à sa guise, corrompt, colore, éclate et rouille, écaille et croûte le bois, la poix et la ferraille.

Il apparaît alors des détails remarquables. Ce sont ces nouvelles apparitions qui captivent mon objectif. Des accidents nés de la nature. Je m’empare de ces états, et en fait une affaire personnelle de textures, de formes.
A mon gré, je tire vers la composition abstraite, trouble la vision. Plus la photo s’approche d’une peinture, plus le regard est brouillé, les pistes perdues, meilleur est le résultat.

Cette série est sans doute ma favorite: j’offre toutes les plénitudes de l’image telle que je l’envisage, y compris sa nature intrinsèquement poétique. La révélation du merveilleux dans l’insoupçonné.

Maxime préférée

C’est une illusion que les photos sont faites avec un appareil…
elles sont faites avec les yeux, le coeur et la tête.  Henri Cartier-Bresson

Retrouvez les œuvres de Christine exposées à l’Hôtel-Galerie d’Entraigues, place du Dûché (face à la cathédrale)
et venez participer à la balade photo qu’elle organise: La révélation du merveilleux dans l’insoupçonné  le mercredi 24/8 à 16h

Retrouvez dès à présent son actualité sur http://www.christinedrouillard.com

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