Carol Letanneur

Parcours

Carol LetanneurPassionnée de photographie depuis mon plus jeune âge, j’investis à 14 ans dans mon premier boîtier reflex argentique. Celui-ci devient mon troisième oeil. En 2010, j’intègre une formation en photographie et me consacre à ma passion. En mars 2013, la série « La Mère et l’Enfant » sera exposée pour le hors les murs des Boutographies à Montpellier, également sélectionnée au Festival Européen de la Photo de Nu à Arles en 2014.

En 2011 je commence à photographier ma grand-mère nue alors âgée de 100 ans, un travail d’orfèvrerie juxtaposant la forte personnalité de mon modèle et la grande fragilité de ce corps marqué par plus d’un siècle d’histoire, cette série en cours est intitulée: « Abuela ».

Je ne suis ni spectateur, ni opérateur,
je suis le témoin
des moments de l’intimité humaine.

Déclic

En détachant mon modèle de son environnement, je fais disparaitre tout signe d’appartenance à un milieu social, culturel et religieux… ainsi que le repère de l’époque à laquelle il appartient. Le corps nu, la quasi-monochromie, qu’elle soit en noir et blanc ou en couleur, me permet d’effacer toute notion temporelle.

Avec chacune des personnes photographiées, il s’agit d’une rencontre, d’un échange qui se conclut par le récit de l’histoire d’une vie gravée dans la chair.

Des images parfois sans identité qui renvoient à l’émotionnel
et l’intime dans lequel le spectateur peut s’identifier et ainsi faire appel à sa propre histoire.

Série  « La Mère et l’Enfant »

La Mère et l'Enfant

Ce travail s’articule autour du rapport affectif et charnel entre la mère et son enfant dont le corps, de part le fait de son jeune âge, permet le doute quant à une identité sexuelle : fille ou garçon ? Dans notre culture occidentale, c’est à cette période de la vie que
le « sevrage » des contacts charnels entre la mère et l’enfant débute.
Cette brève permission qui leur est donnée lors de nos séances, d’être peau contre peau, me donne la possibilité de mettre en évidence ce rapport encore naturel et instinctif. L’enfant au contact de la chaleur du corps maternel, pendant un instant, revient à son état originel proche du foetus.

Dans ma démarche, outre la perception du corps dans son intimité, se développe un questionnement sur ce que la photographie nous donne à voir. Les premières représentions iconiques de la mère et l’enfant, en passant par la peinture classique, me donnent à réfléchir sur cette intimité qui remonte à l’aube des civilisations. Ce sont ces gestes entre mères et enfants que je m’attache à photographier avec pudeur, frontalité et tendresse.

Maxime préférée

De manière inconsciente, je crois, je guette un regard, une expression, des traits
ou une nostalgie capable de résumer ou plus exactement de révéler une vie.   Steve MCCUrry

Venez découvrir les œuvres de Carol exposées au festival et laissez-vous porter par Corps à Cordes l’univers pop folk d’Yliria mêlé aux images de la photographe le samedi 27/8 à 19h

Retrouvez dès à présent son actualité sur http://www.carolletanneur.fr

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